LES EXTRAORDINAIRES BIENFAITS DU SOUFRE NATUREL
LE SOUFRE : UN ELEMENT NUTRITIF SOUS-ESTIME
Le Livre de la Genèse en parle déjà, et rappelant le feu de l’enfer, il apparaît également au voisinage des volcans et des sources chaudes. Les Grecs l’utilisaient sous forme d’ail pour soigner l’arthrite et même les psychoses. Nos ancêtres le connaissaient comme composant de la poudre à canon. Plus tard il s’est révélé utile dans la vulcanisation du caoutchouc naturel. Fermiers et producteurs sont conscients de son utilité comme fongicide et comme engrais phosphorique. Au printemps, nos grands-parents en prenaient peut-être un peu avec de la mélasse pour leur action tonique combinée. On le trouve largement présent dans la nature dans le sulfure de fer, la galène, la sphalérite, le cinabre, le gypse, le sulfate de magnésie, la célestine et la baryte. On en trouve même sur la lune.
Je parle de ce soufre minéral jaune pâle non métallique et friable. Et bien qu’il soit le quatrième minéral le plus abondant dans l’organisme, et qu’il soit si indispensable à la vie qu’on le trouve dans toutes les cellules de tous les animaux et tous les végétaux, le soufre n’a pas retenu l’attention qu’il mérite en tant qu’ élément nutritionnel. Le soufre a été sans doute négligé parce qu’il se présente non pas sous la forme inorganique, malodorante qui nous est familière, mais se trouve généralement cité pour sa présence dans certains acides aminés qui font partie des protéines que nous ingérons. En conséquence de quoi, malgré le rôle essentiel que le soufre lui-même joue dans l’organisme, son utilité en tant qu’élément nutritif indispensable est demeurée sous-estimée. Ce livre va changer cet état de fait en attirant l’attention sur le soufre, en particulier sur le soufre organique, celui que notre organisme est capable d’absorber et d’utiliser. Cette forme de soufre se nomme méthylsulfonylméthane, généralement abrégé en MSM pour cause de simplicité.
Bien avant que le premier être vivant ait posé le pied ou la nageoire sur la terre ferme, les algues et le phytoplancton vivaient déjà à la surface des anciennes mers du globe. Les savants expliquent que ces formes très simples de vie marine assimilent et transforment le soufre inorganique en molécules organiques qui libèrent alors une substance volatile nommée sulfure de diméthyl, qui va enfin se loger dans les couches supérieures de l’atmosphère dans la couche d’ozone. C’est là que le sulfure de diméthyl, catalysé par les rayons ultraviolets, se trouve oxydé en DMSO (diméthyl sulfoxyde) et en MSM. Ces deux composés se dissolvent dans la vapeur atmosphérique, sont captés dans des nuages qui se déplacent au dessus de la surface terrestre et retournent à la terre dissous dans la pluie. Lorsqu’il pleut, les racines des plantes attirent et absorbent avec voracité le MSM riche en soufre. Quand des chercheurs ont ajouté à la terre autour des plantes du MSM dans de l’eau avec une concentration de cinq pour un million, en quelques heures seulement la concentration dans les racines a atteint des taux dépassant 100 par million. Rien d’étonnant donc à ce qu’il soit possible de trouver le soufre dont notre organisme a besoin dans les végétaux frais que nous consommons comme aliments.
Il est difficile d’imaginer qu’une certaine quantité du soufre qui fait maintenant partie de notre organisme ait pu avoir pour origine des algues poussant dans quelque lointaine mer chaude tropicale, finalement absorbé par des végétaux et utilisé pour former des acides aminés et d’autres composés organosulfurés. C’est pourtant ce processus extraordinaire et toujours renouvelé qui se produit à plus de mille mètres au dessus de nous et nous revient sous forme de gouttes de pluie, et qui fournit le soufre nécessaire à tous les organismes vivants.
Comme on l’a vu précédemment, les protéines animales ont une teneur en soufre relativement élevée, et les céréales, les légumineuses et les légumes tels que oignons, ail, asperges, choux, choux de Bruxelles et brocolis en contiennent une quantité importante mais sans plus. Les seuls aliments contenant assez de soufre pour parvenir même à ternir une cuillère en argent sont les oeufs et les poivrons rouges. Malheureusement, la majeure partie de ce MSM volatile est perdue dans le lavage, la cuisson à l’eau ou à la vapeur qu’entraîne la préparation moderne de ces végétaux en vue de leur consommation.
Document provenant du laboratoire Biocyte, 8 avenue Louis Gallet, 06160 Juan Les Pins.
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